l'annonce de la maladie

L'équipe
L'équipe

le 27/10/2016 à 18:25 Citer ce message

comment réagir face à l'annonce de la maladie?
Marie-C
Marie-C

le 10/11/2016 à 06:40 Citer ce message

Bonjour à tous, Bonjour Marion

Est-ce que l'on pourrait ouvrir la question en trois points :

- à qui s'adresse l'annonce : à moi (par rapport à ma propre maladie) ou à une autre personne (parenté, amis, autre) ?
- comment réagir à l'annonce elle-même, de la maladie ? : "je viens d'apprendre que"
et
- est-ce que cette annonce est accompagnée ensuite et par qui ? Jusqu'à quand ? Qui prend soin de la suite de cette annonce ? ("est-ce que quelqu'un, où et quand sera là pour accompagner ce à quoi je risque d'être confronté, que je ne connais pas pour le moment") ?
Marie
Marie

le 11/11/2016 à 21:41 Citer ce message

Je pense que ça dépend du médecin qui doit l'annoncer ainsi que du malade. Dans certains cas le malade est apte à entendre la vérité, et c'est lui qui doit être soutenu. Dans d'autres cas c'est un membre de la famille. Si ce dernier n'ose pas dire la vérité cela risque de provoquer un cataclysme. J'ai connu une jeune femme qui était condamnée sans le savoir officiellement et sans vouloir chercher à savoir. Elle a été mise sous sédation profonde plus de 10 jours avant son décès. Les enfants voyaient bien leur Mère faire des séjours à l'hôpital, mais elle en revenait en meilleure forme. Quand elle est morte il a bien fallu le leur annoncer et ils se sont sentis trahis. Mon mari l'a appris directement mais il n'avait pas le courage de me l'annoncer, il a donc averti une de mes filles, qui m'a mise au courant. Nous savions donc tous les deux et chacun savait que l'autre savait. Mais nous avons tous deux essayer de tirer le meilleur du temps qui restait. Et avons insisté pour qu'il revienne à la maison, en HAD. Mais je ne blâme pas ceux qui préfèrent que le décès survienne à l'hôpital, car il faut être certain d'avoir du temps, du sang-froid et de la force... Et quand il y a de jeunes enfants au foyer on veut naturellement les épargner. Mais il faut cependant leur dire la vérité.
PA
PA

le 11/11/2016 à 21:42 Citer ce message

je crois que de toutes manières on entend qu'une partie de l'annonce. Le cerveau n'enregistre pas la suite
ma
ma

le 11/11/2016 à 21:45 Citer ce message

Oui, c'est certain. Mais il y a un probleme bien plus épineux. Il y a un oubli dans la formation des médecins : c'est le côté psychologique, qui est fort peu important. Or ils ont la lourde tâche d'annoncer de mauvaises nouvelles à des êtres humains et non à des "cas" !
Marie-C
Marie-C

le 23/12/2016 à 19:17 Citer ce message

Bonjour.

Peut-être y-a-t-il plusieurs interrogations :
1 - Est-ce qu'il "faut dire" ou pas ? L'état de la personne ; et elle, qu'en pense-t-elle ? (ses souhaits à ce sujet).
2 - Et le dire : à qui ?
2 - Puis : comment le dire ?

Est-ce que l'on peut penser l'annonce de la maladie sous ces angles-là ?
marion
marion

le 06/01/2017 à 15:00 Citer ce message

oui tu as raison quand il y a l'annonce tellement de chose se passe à ce moment là dans notre tête que nous sommes pas entièrement réceptif aux paroles. Puis il y a comme dit Marie le médecin dans l'annonce il faut que la personne en face soit prête à recevoir l'annonce mais sommes nous prêt?
marie
marie

le 06/01/2017 à 15:00 Citer ce message

Je pense qu'on n'est jamais "prêt" à une telle annonce, et que nous n'avons pas tous la même force morale. C'est bien pourquoi il serait d'une urgence absolue que les médecins suivent un cursus de psychologie, qui leur permette d'annoncer ces nouvelles avec suffisamment d'empathie, et, du reste, à les accepter eux-mêmes. Car je crois qu'à moins de se forger une armure, auquel cas ce sont les malades et leurs proches qui recevront cette annonce comme un coup de massue, le fait d'annoncer qu'un malade est incurable et qu'on ne peut même pas dire quand la fin adviendra doit être très pénible !
catherine
catherine

le 06/01/2017 à 15:01 Citer ce message

Il y a des degrés dans l'annonce. Si c'est la maladie et les traitements, c'est une chose ; si c'est la maladie, qu'il n'y a pas de traitement, c'est autre chose. Dans le premier cas, le malade et la famille repartent avec un peu d'espoir. Dans le second cas, on repart.... sans rien, juste avec la mort en perspective.
Bref, j'suis toujours "bloquée" sur ce moment-là, je crois..... sniff...
MARIE
MARIE

le 06/01/2017 à 15:02 Citer ce message

Il arrive un moment où on accepte l'inacceptable. C'est plus ou moins long, plus ou moins difficile.., mais nous ne sommes pas l'héroïne des "Grandes espérances" de Dickens, qui reste dans sa robe de mariée tombant en lambeaux et enseigne la haine des hommes à Estella... qui devient d'une indifférence glacée envers tous, à cause du mariage non prononcé de miss Havisham...
Marie-C (Equipe)
Marie-C (Equipe)

le 27/01/2017 à 12:17 Citer ce message

Dire ou ne pas dire ?

" Quand finira la nuit ?" d'Andrée Martinerie.
Si vous avez l'occasion de trouver ce livre déjà ancien, mais toujours d'actualité, il est très intéressant, permet de suivre un cheminement et une tentative d'accompagnement (tabou ou presque, à l'époque). Et aujourd'hui ?
Il interroge toujours, mais a le privilège de ne pas occulter les questionnements, le vécu dans un contexte de découverte de la maladie qui ne dit pas son nom. Fallait-il le dire ? Faut-il le dire ?

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