le deuil de la personne aimée avant même sa mort

# 22/02/2017 à 20:49 MI

La mort soudaine de notre proche est-elle préférable à sa mort lente, pour nous aidants ?...
Le deuil de la personne aimée avant même sa mort.
De nombreux aidants qui s’occupent d’un proche dont la santé a dramatiquement diminué disent avoir peur du futur, disent « regretter le temps d’avant quand le proche était lui-même », disent redouter « voir chaque jour la mort prendre un peu plus pied ».

# 24/03/2017 à 14:47 NA

Je pense qu'aucune mort n'est préférable, peut-être pour le défunt qui du coup ne souffre pas .....
Pour les proches , personnellement je souffre atrocement d'avoir vu mon mari partir dans la souffrance

# 24/03/2017 à 14:48 MARI

La disparition d'un proche est toujours dur! Pour avoir vécu 2 départs brutaux sur 16 mois c'est violent. On est pas préparé mais il est vrai que lorsque je vois au quotidien tous ces patients qui souffrent, avec des escarres et tout ce qui va avec, c'est préférable que notre proche s'endorme sans aucune souffrance.

# 24/03/2017 à 14:49 RE

On espère que le proche parte le plus tard possible. Focalisé sur cet objectif, on n'a aucune visibilité sur ce que pourrait être notre vie autrement, aucun repère.

# 24/03/2017 à 14:50 Virginie Lefranc

Mort soudaine ou pas, la perte d'un être cher est toujours difficile. Face à la mort soudaine, c'est le choc de l'annonce parce que non préparé. Mais parce qu'il nous était cher, dans la continuité de notre amour pour cet être aimé, nous pouvons être "heureux" en nous disant que la personne n'a pas connu la souffrance, la dégradation, la dépendance, les épreuves de la maladie tant psychique que physique tout comme nous avons été préservé de l'expérience douloureuse de devoir accompagner avec ce sentiment d'impuissance et que nous avons épargné cela aussi à la personne aimé. Et mourir subitement, n'est-ce pas ce que nous souhaitons Tous plutôt que de souffrir lorsque le pronostic vital est engagé

# 24/03/2017 à 14:51 MA

Il n'y a pas de "mort facile à supporter". Il y a la révolte en cas de mort soudaine et prématurée, et la souffrance en cas de longue maladie. Même dans le cas d'une personne mourant très âgée dans son sommeil, on a toujours des regrets. Ma grand mère se faisait une joie de fêter son centième anniversaire, nous aussi du reste, mais elle est morte peu de temps avant. Evidemment c'est plus facile à gérer que le décès d'un jeune, mais dire qu'un deuil est facile, non, il ne l'est jamais.

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