Il y a t'il une bonne façon d'annoncer une mauvaise nouvelle

 

Gourkuff 03Gourkuff 01

Il n’y a pas une annonce, mais une succession d’annonces, tout au long de la prise en charge, au rythme des patients, à laquelle participe chaque professionnel d’une équipe.

 Annoncer une mauvaise nouvelle est toujours difficile, que l’on se place du côté du Soignant qui reçoit un patient et doit la lui annoncer ou du côté du patient qui la

Reçoit.

Cette annonce va changer radicalement le cours de la vie du patient et sa perception de l’avenir. Une mauvaise nouvelle est « une nouvelle qui change radicalement et négativement l’idée que se fait le patient de son(…) être et de son(…) avenir ».

Elle ne concerne pas uniquement un diagnostic, mais aussi les conséquences possibles de la maladie ou des traitements.

Elle peut être ressentie comme une condamnation à mort, mais aussi une condamnation à mal vivre.

 Elle peut être certaine ou possible, immédiate ou future.

Elle peut également poser la question de la transmission génétique aux descendants, d'une probabilité d'atteinte d'autres membres de la famille, de la contamination d’autrui.

Elle reste néanmoins subjective, intimement liée à l’histoire du patient.

La perception de ce qu'est une mauvaise nouvelle peut donc être différente pour tous.

Puis on ne réagit pas tous pareil suivant notre propre perception des choses, suivant nos croyances et nos convictions. On prend plus ou moins de temps aussi pour réagir.

Il y a des personnes qui vont réagir vite et d’autres qui vont sombrer dans la dépression.

Annoncer c’est « communiquer », « faire savoir » que quelque chose existe et/ou va se produire.

 Ce n’est pas seulement informer, ni même « faire comprendre », mais c’est transmettre quelque chose de complexe et d‘élaboré.

 Les patients ne sont pas nécessairement familiers avec le savoir dont dispose le médecin. Annoncer, c’est cheminer avec un patient vers la connaissance qui le concerne.

Les annonces, tout au long du processus d’accompagnement, doivent donc permettre aux professionnels de donner au patient les informations dont il a besoin.

 Le médecin a un rôle particulier dans ce processus puisqu’il est souvent le premier à annoncer le diagnostic.

L’annonce « met aussi un terme à une période d’incertitude, coupe court aux suppositions et

interprétations erronées ».  Elle permet de nommer la maladie.

Souvent l’émotion est tellement forte lors de la première annonce que le patient n’entend qu’une petite partie de ce qui est dit. On parle alors de sidération.

 Voici quelques témoignages sur le sujet d'aidants....:

(source  aide: HAS)

 

voici le lien de l'article de Paradis Blanc:http://www.paradisblanc.com/blog/2014/03/annoncer-mort-deces-proche/

 

4 votes. Moyenne 4.75 sur 5.

Commentaires (8)

JJ
  • 1. JJ | 17/03/2014
Que c'est dur d'attendre devant son téléphone l'ultime mauvaise nouvelle
mAR
  • 2. mAR | 17/03/2014
je pleure comme a chaque fois le monde s 'écroule autour de moi puis je dois me relever pour être forte pour la personne concernée..on ne doit pas reflechir a comment annoncer la mauvaise nouvelle les mots viennent tout seul dans ces moments là.
jo
  • 3. jo | 17/03/2014
Moi je crois pas qu'il y ai une bonne façon car une mauvaise nouvelle n'est jamais facile à annoncer et peut importe les mots que l'on emploi elle restera une mauvaise nouvelle et parfois il est bon de cacher la vérité
JO
  • 4. JO | 17/03/2014
Mon fils et moi lorsque le médecin nous a annoncé que mon mari était en fin de vie je ne risquait pas de lui dire même avec n'importe quels mots. nous on a pris une claque dans la figure mais devant lui on faisait bonne figure car il était inconcevable de le lui dire.
sy
  • 5. sy | 17/03/2014
Je chiale, j'ai l'impression que tout s'effondre mais ça ne dure pas longtemps, j'ai une espèce de violence qui me remet debout et ne me lâche plus...une vraie merdeuse, qui ne supporte pas d'être affaiblie. D'accord avec vous les filles, il n'y a pas de bonne manière pour annoncer le pire, tout est ensuite dans la prise en charge de notre réaction, certains toubibs se caparaçonnent tellement qu'ils sont incapables de la moindre empathie.
sy
  • 6. sy | 17/03/2014
Vous avez bien fait de ne pas lui dire , ce n'est pas à la famille de dire quoi que ce soit, avec mon oncologue tout est clair, il ne me cache rien et ne me CACHERA RIEN! étant donné que je serai tout de même la "vedette" dans l'affaire, je veux être la première informée.
JM
  • 7. JM | 17/03/2014
Oui, on prend une claque. Pour l'annoncer, il a fallut faire avec. Le gros problème c'est qu'entre l'annonce et l'entrée en soins palliatifs, personne et surtout pas les médecins n'a été capable d'en parler ni même de confirmer. Garder ça à deux c'est dure, mais c'est le début d'une exceptionnelle confiance
Hélène
  • 8. Hélène | 17/03/2014
Je crois que tout se dit, mais avec respect et humanité. Malheureusement, comme le sujet reste tabou, les professionnels sont souvent bien maladroits pour en parler ouvertement avec les gens...je trouve cela dommage et beaucoup reste encore à faire pour démystifier l'étape de fin de vie.

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 18/03/2014