devenir le parent de ces parents

sujet d'éthique :

Devenir le parent de ces parents quand pensez vous?

 

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Commentaires (16)

ca
  • 1. ca | 14/03/2016
Très difficile à vivre. Il a fallu que je prenne la décision de demande de mise sous tutelle de mon père. En traversant un passage à vide il est revenu 40 ans avant. A l'époque je n'avais que 30 ans. Donc je n'existais pas pour lui. C'est le psy de l HP qui m'a souhaité bon courage car je devais devenir la mère de mon père. J'ai perdu 10 kg en 1 semaine par le choc psychologique ! ...je me suis rattrapée depuis ! Mais dur souvenir ! Il y aurait beaucoup à dire sur l'accueil que l'on reçoit des équipes médicales qui vous font porter un poids trop lourd sans soutien d aucune sorte. Totalement démuni, avec la tristesse de la situation, il nous est demandé de prendre des décisions dont on ne connaît pas les retombées physiques, psychiques. .et financières!
mm
  • 2. mm | 14/03/2016
C'est un juste retour.
AL
  • 3. AL | 14/03/2016
C'est normal. C'est le juste retour des choses
ca
  • 4. ca | 14/03/2016
Je suis d'accord sur le fait que l'on puisse s'occuper de ses parents pour tout ce qu'ils nous ont donné. Je l'ai fait sans me poser la question. Je veux juste dire que rien n'est fait pour aider celui qui prend en charge ses parents. On se retrouve démuni devant des situations parfois difficiles. Aux difficultés affectives viennent s'ajouter des difficultés administratives.
PA
  • 5. PA | 14/03/2016
Difficile au quotidien... Il ne s'agit pa seulement d'un juste retour. J"affronte tous les jours ce problème depuis plus d"un an après avoir travaillé toute une vie. La sénilité, la méchanceté certains jours, les reproches .... Nos parents nous les aimons certes mais être aidé me soulagerais... Encore faut-il que ma mère accepte !
MI
  • 6. MI | 14/03/2016
il faut vous faire aider moi notre petite MAMAN nous à quitté sans souffrance ni acharnement thérapeutique sous morphine pour être sur qu'elle ne souffre plus étant dans un comas naturel depuis plus 3 jours j'ai tenue jusqu'à son dernier souffle.
JM
  • 7. JM | 14/03/2016
Ce qui m'interroge le plus c'est: refuser de devenir le parent de ses parents. J'ai l'impression que pour beaucoup de personnes les parents se résument en une charge financière ou une diminution de la part d'héritage.
PA
  • 8. PA | 14/03/2016
Pour mon cas, ma mère n est pas a ma charge et quant a un éventuel héritage .... Le problème n est pas une question d argent mais une question de manque d aide .
ca
  • 9. ca | 14/03/2016
je vais surement surprendre beaucoup de personnes mais j'ai horreur de cette expression.
on ne devient jamais le parent de son parent. même si le parent devient dépendant, même si on devient son tuteur, même si on prend certaines responsabilités une fois le parent devenu âgé, on ne devient jamais le parent de son parent. on reste son enfant, son descendant, avec des responsabilités en plus. la dépendance du parent n'inverse pas l'ordre de la généalogie. on reste son enfant, un enfant-aidant (une fille aidante, un fils-aidant).
infantiliser une personne dépendante est un piège dans lequel il est facile de tomber, on commence par aider et pour plus de facilité, pour aller plus vite ou pour ne pas mettre son parent en difficulté, on finit par faire à la place de... à la fin on finit par faire les choses automatiquement, sans même plus demander la permission de le faire, sans plus rien expliquer. c'est un piège. alors cette expression: devenir le parent de son parent. Non!!! cela infantilise la dépendance.
demandez vous si vous aimeriez, vous, devenir fils ou fille de votre enfant?
ca
  • 10. ca | 14/03/2016
Je suis totalement d'accord . Aider ses parents au bout de leur chemin n'est qu'un juste retour des choses. Il n'y a pas de mots. Seul compte l'amour.
PA
  • 11. PA | 14/03/2016
Les parents n'ont pas toujours été aimants ! Et je ne blâmerai pas ceux qui refusent ! Nous ne vivons pas au pays des bisounours ... Et l on peut certes pardonner mais oublier non
ca
  • 12. ca | 14/03/2016
Et oui, si les parents n'ont pas donné d'amour, il y a donc revers de la médaille bien sûr ! Et c'est logique. Mais quand il y a eu amour, charge aux enfants de le redonner.
Virginie Lefranc
  • 13. Virginie Lefranc | 14/03/2016
Je partage la vision de Catherine. Les enfants restent et doivent rester les enfants de leurs Parents. C'est en tant qu'enfant devenu adulte, qu'ils accompagnement leurs Parents. Etre l'enfant de ses Parents est une situation parfois présente, dès l'enfance, lorsque l'enfant a eu le sentiment de devoir protéger, sécurisé l'un ou l'autre de ses Parent, a dû prendre la responsabilité très tôt d'un rôle d'adulte, comme par exemple, s'occuper de ses frères et soeurs,
ca
  • 14. ca | 14/03/2016
Ma vie professionnelle s'est déroulée dans une MECS (Maison d'enfants à caractère social ). J'ai vu des jeunes dont les parents ne s'occupaient jamais ou presque. Ces jeunes, une fois devenus adultes, ont été appelés devant les tribunaux par leurs parents qui leur demandaient de l'aide et surtout une prise en charge financière. Ces jeunes adultes ont refusé de les prendre en charge. Ils ont eu gain de cause. Il a été reconnu qu'ils ne pouvaient rendre l'amour qu'ils n'avaient pas reçu en tant qu enfants.
J'ai vu aussi l'inverse. A savoir demander à la justice de se prononcer sur l'obligation d'un père de subvenir aux besoins de sa fille et de payer les frais de pension et des études que sa fille qu'il avait mis en pension chez nous.
Virginie Lefranc
  • 15. Virginie Lefranc | 14/03/2016
Lorsqu'une situation d'inversion des rôles est constatée, analyser la situation, puis être cohérent dans ses propos, fidèle à ses valeurs, en faisant passer des messages avec bienveillance; L'inversion des rôles pouvant être inconscientes et ancrée depuis fort longtemps, et/ou faire suite à un historique particulier, elle ne doit aucunement être jugée. Toujours validée, les propos entendus,les actions, puis proposer, suggérer, de façon à laisser à chacun son libre-arbitre, en fonction de son évolution. Accompagner n'est pas sauvé ou vouloir sauvé. Accompagner c'est respecter chacun dans sa personnalité, son vécu,au plus proche de ses besoins. .
jesuisaidant
  • 16. jesuisaidant (site web) | 27/04/2016
Bonjour
Aidant de mes parents a temps plein, je n'ai pas de problème avec ce rapport parent/enfant. Je me méfie des grandes théories psy qui vous culpabilisent plus que vous aider.
Comme je n'ai pas de problème pour la toilette et autres tâches délicates qui peuvent vous renvoyer à votre propre et future vieillesse (je serai comme ça plus tard ?). Bon, peut-être qu'a 20 ans, je n'aurais pas eu le même discours...

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