comment gérer l'annonce

 

Comment gérer L'annonce du diagnostic

 

Il n’y a pas une annonce, mais une succession d’annonces, tout au
long de la prise en charge, au rythme des patients, à laquelle
participe chaque professionnel d’une équipe.

« Il n’existe pas de "bonnes" façons d’annoncer une mauvaise
nouvelle mais certaines sont moins dévastatrices que d’autres »
 

« Si aucune recette miracle n’existe pour annoncer une maladie grave, il y a des
ingrédients indispensables que sont le temps, l’écoute et les mots choisis."

 

 

Une

mauvaise nouvelle: Elle ne concerne pas uniquement un diagnostic, mais aussi les conséquences possibles de la maladie ou des traitements, à type, par exemple, de handicap ou de déficience. Elle peut être ressentie comme une condamnation à mort, mais aussi une condamnation à mal vivre. Elle peut être certaine ou possible, immédiate ou future. Elle peut également poser la question de la transmission génétique aux descendants, d'une probabilité d'atteinte d'autres membres dela famille, de la contamination d'autrui. Elle reste néanmoins subjective, intimement liée à l’histoire du patient. La perception de ce qu'est une mauvaise nouvelle peut donc être différente entre le médecin et le patient. La perception qu’en a le médecin est parfois éloignée de celle qu’en a le patient : « Essentiellement individuelle, la réaction à la maladie estimprévisible et mouvante, à la fois dépendante et détachée de la sévérité de l’affection (…)l’histoire personnelle du sujet influence la façon dont la maladie est reçue, vécue, intégrée »

 

  La maladie grave ne met pas forcément la vie en jeu mais elle la bouleverse toujours »,

A l’annonce d’une maladie dont le pronostic est lourd, le poids des mots est considérable, tant pour le patient que pour ses proches. Chacun les interprète selon ses propres représentations de la maladie, du handicap, sa vision de l’avenir. Ces divergences sont la source fréquente de malentendus douloureux ; la maladie observée et décrite par les médecins n’est pas celle vécue, imaginée, ressentie par les malades et les proches. Il faut admettre que personne ne peut vraiment se mettre à la place de personne. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les proches sont souvent si désemparés face au malade : que faire, que dire, comment l’aider et ne pas l’inquiéter davantage ?

une maivaise nouvelle est « une nouvelle qui change radicalement et négativement l’idée que se fait le patient de son (…) être et de son (…) avenir».mais la famille dans tout ça quand pense t-elle?

source:santepratique.fr

Pas facile quand on est la famille de recevoir le diagnostic,l'annonce de la mauvaise nouvelle .On se prend le choc comme un boomerang en pleine tête et je peux vous dire que sa refléchit après.La première question qu'on se pose est mais comment on va faire pour gerer?

Même si cela a pris du chemin dans notre tête puisque pour entendre votre pere ou votre mere n'en a plus pour tres longtemps il aura fallu voir le medecin avant.je peux vous dire que ce moment là même si on s'en doute apres tout personne n'est éternel on n'y croit pas et on est paumé.

Même avec toute la gentillesse d'une équipe soignante il faut du temps pour pouvoir avancer chaque jours en famille et avec eux.Mais du temps pour s'organiser on en a pas toujours autant que ça ,les évenements peuvent aller tres vite.ET là c'est un peu la panique....

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Commentaires (10)

SAADOUN Françoise
  • 1. SAADOUN Françoise | 10/06/2011

très bon article- la famille ne se rend pas compte tout de suite - ou a toujours la sensation que tout est guérissable- même avec le temps- alors que le malade qui a grande confiance dans le diagnostic de son médecin sait que c'est incurable quoique.....on peut toujours espérer....heureusement- ça aide à vivre-

marionb
  • 2. marionb | 12/06/2011

Merci françoise pour ton commentaire oui l'espoir fait vivre mais la réalité une fois retrouvée fait encore plus mal quand on est dans le dénit.

marie
  • 3. marie | 06/10/2011

la famille , les amis participent aussi à l'annonce du diagnostique , car parfois la personne est " sourde " à l'annonce faite par le service médical

isabelle
  • 4. isabelle | 06/10/2011

La question est que fait -on quand on entend le diagnostic? Et bien déjà j'imagine qu'il faut accueillir parce que ça n'est pas anodin... et si on a l'espace pour se dire ensuite alors tant mieux....

Lydia Chabert-dalix
  • 5. Lydia Chabert-dalix | 06/10/2011

Je ne suis pas liée à une église. Je crois en l'Homme. Je crois en une force qui nous dépasse. Toutefois, lisant la question de Marion, j'ai imméditiatemment pensé à" l'annonce faites à Marie"... Une annonce. C'est une "semonce" que j'ai du transformer dans ma tite tête en "semence". Lorsque mon ami radiologue m'a dit que j'avais un cancer ( car je l'ai harcelé :-) je ne crois pas avoir pleuré. Lorsque je me suis réveillée de la chirurgie le staff médical a été doux. Mais le cancérologue utilisait un discours rodé que je qualifie de "manipulateur". L'annonce de la chimio que je ne devais pas avoir s'est glissée dans des mots pommades. Je voulais des mots francs. ( Je travaille dans la communication et décrypte les "discours"). Il y a quelques semaines un jeune neurologue du CHU m'a annoncé une autre maladie. Lui, n'a pas tourné autour du pot. Démyélénisation, handicap, il a pris le bateau de mon questionnement avec moi et nous avons accosté sur tous les rivages qui me posaient questions.
Lorsque je suis sortie ( paralysies diverses actuellement) j'ai pleuré. Beaucoup. Je ne gérai plus. Alors j'ai pris la décision de demander à mes amis ( qui sont sur facebook) de me donner des mots finissant par "ad" (la maladie est un CANOMAD) afin de grifonner un poème. Le voilà...

abouet
  • 6. abouet | 05/06/2012

J'ai déjà assisté à plusieurs annonces de diagnostique; très souvent le patient ainsi que les accompagnants font une écoute sélective. Ce que je veux dire par là, ils n'entendent que ce qu'ils veulent entendre. De plus, très souvent les médecins se cachent derrière des termes médicaux qui ne sont pas toujours compris par le patient et la famille, et ainsi croient encore à un espoir. Les infirmières devraient être présentes lors de ces entretiens pour pouvoir revenir plupart sur l'entretien avec le médecin et voir ce qui a été compris et mal interprété. Je pense que ce second dialogue serai vraiment bénéfique pour la suite de la prise en charge du patient et de son entourage. Marie

arlette
  • 7. arlette | 10/07/2012

Oh que OUI MARION !! Tout bascule, tout devient insipide. J'étais seule devant l'annonce du cancer de mon mari, j'ai cru me trouver mal. A l'époque je ne vous connaissais pas encore, mais après la disparition de mon époux, j'ai beaucoup apprécié GISELLE qui m'a soutenue dans ma solitude et mon chagrin surtout. Encore un grand merci pour ce que vous faites envers les personnes sur qui ce tsunami arrive...

marie-carmen
  • 8. marie-carmen | 10/07/2012

J'ai appris le cancer de ma maman alors que j'étais dans une clinique avec mon fils qui venait d'avoir un grave accident....Mon frère qui l'a su avant moi, avait sûrement besoin de me le dire et avait téléphoné à la clinique. On m'a dit le téléphone pour vous et la j'ai reçu comme un coup de massue, j'étais dans un nuage sans force de rien...mes larmes sont sorties sans pouvoir les contenir, car je devais retourner voir le chirurgien pour mon fils. J'ai raccroché et c'était à mon tour de le dire à quelqu'un, puis la seule personne qui était devant moi, c'était le chirurgien et je lui ai dit comme pour me libérer un poids. Ma mère était la personne que j'aimais le plus au monde, biensûr mes enfants aussi. Mais, c'était elle qui pouvait me soulager de tout mes chagrins, qui me donnait la force quand je n'était pas bien. J'étais anéanti par la nouvelle.....je voulais pas qu'elle parte.

arlette
  • 9. arlette | 10/07/2012

Votre message Marie-Carmen m'émeut beaucoup. Beaucoup trop de choses à supporter pour une seule personne déjà fragilisée avec votre fils...... Une très forte pensée pour vous.

marie carmen
  • 10. marie carmen | 10/07/2012

Merci beaucoup Arlette, mais malheureusement dans la douleur nous sommes tous égal, toutes les situations sont tellement profonde en nous, qu'on a besoin des autres pour pouvoir supporter.

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