la perte d'un enfant

perte d'un enfant/parents en deuil

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la perte d'un enfant

 

La plupart des parents témoignent que la mort de leur enfant est l'expérience la plus difficile qu'ils aient eu à vivre.Qu'elle que soit la durée de la préparation accordée aux parents,le moment même de la mort de l'enfant reste le choc le plus fort,celui qui est ressenti presque plus physiquement qu'intellectuellement,un moment de déchirure intérieure intense.Votre enfant est mort vous êtes là sans comprendre ce qui vous arrive.Les parents témoignent d'un état d'anesthésie,de sidération,d'un choc émotionnel intense;qui les laissent incapables de réagir.La mort de l'enfant est une rupture dans l'existence qui vient bouleverser les repères de vie jusqu'alors établis.LE TEMPS SEMBLE S'ARRETER.

La perte d’un enfant bouleverse l’ordre des choses….C’est une des épreuves les plus terribles.Vous vous demandez si vous pourrez y survivre.

 

VOUS ETES SUBMERGEE PAR VOTRE CHAGRIN :

La mort de votre enfant fait s’écrouler vos espoirs, vos projets d’avenir, vos rêves .Il était la meilleure partie de vous-même.

Ne refusez pas votre souffrance, votre chagrin.

Ces sentiments sont naturels, comme votre envie de mourir .Vous avez le sentiment que le monde s’est arrêté et que tout est vide.

Vous êtes abattu(e), prostré(e) : vous ne pouvez plus avancer, à quoi bon ?

 

VOUS SENTEZ QUE RIEN NE SERA PLUS COMME AVANT :

Il va falloir vivre avec ce malheur. A certains moments vous refuserez d’y croire, comme s’il s’agissait que d’un mauvais rêve .Vous avez un enfant pour la vie .Vous n’avez pas pu l’empêcher de mourir : vous vous sentez complètement, totalement impuissant(e) écrasé(e ) par cette impuissance.

Une foule de sentiments pénibles vous envahit en plus de votre chagrin :

 

LA REVOLTE : Il n’est pas normal de mourir si jeune, de mourir avant ses parents.

 

LA  COLERE CONTRE LA VIE : contre le monde entier, contre les autres et contre vous-même.

 

LA CULPABILITE : on se reproche toujours de n’avoir pas pu sauver son enfant puisque nous  les parents, sommes là pour le protéger.

 

LA CONFUSION : la peur des sentiments d’abandon peuvent aussi apparaître.

 

VOUS VOUS SENTEZ COMPLETEMET EPUISE :

 C’est normal vous essayer de prendre soin de vous, de respecter vos limites, de vous arrêter, de vous reposer, de pleurer en pensant à lui, à elle.

 Ne refusez pas de vous faire aider , même pour les petites choses maternelles, parfois bienfaisantes.

 

ESSAYER DE NE PLUS VOUS RENFERMEZ :

Exprimer ouvertement votre chagrin, mais avec des personnes qui peuvent vous comprendre et ne cherchez pas à vous consolez avec des lieux communs, des clichés qui font mal. Parlez de votre enfant autant que vous en avez envie auprès des personnes qui savent vous écouter.

 

N’ESSAYER PAS DE CHASSER SON SOUVENIR :

Ce n’est pas possible. Honorez son souvenir, commémorez son anniversaire. Garder ses objets qui vous font du bien aussi longtemps que vous voudrez .Mais la date d’anniversaire de sa mort est toujours très douloureuse.

 

SOURCE :plaquette édité par OGF,

Site à visiter :http://www.pediatriepalliative.org/

http://sparadrap.org

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Commentaires (4)

Tong
  • 1. Tong | 03/11/2011
La mort d'un enfant...Que de personnes autour de moi à qui c'est arrivé...
Ils ont tous choisi de rester avec leur douleur en eux et d'en garder le meilleur, si j'ose dire, de cet enfant parti pour une autre vie...
MATHÉ
  • 2. MATHÉ | 03/11/2011
Merci Marion pour cet article. Eh oui, la mort d'un enfant n'est pas dans la logique de la vie. On ne peut l'accepter, elle fait trop souffrir. Il faut beaucoup de courage pour l'accompagner durant sa maladie et pour le laisser partir. Ensuite vient le temps de la survie. L'aide psy est importante et fait avancer vers un apaisement car il faut avancer pour son entourage. Ils sont déjà tristes de cette perte eux aussi, on ne peut leur rajouter notre mal être. C'est ce que j'ai essayé de faire et je constate que cela m'a permis de reprendre pied sans bien sûr oublier celle qui me manque tellement.
angela
  • 3. angela | 20/01/2013
Je viens de perdre mon fils ce 9 juillet cela fait bientot 7 mois et je n arrive pas a avancer...j ai perdu la plus belle chose au monde,je l'ai aimé de l instant ou j ai su que j etais enceinte et quand il est parti j ai ressenti un abandon...pourquoi il est parti si tôt pourquoi il n a pas su résister a la mort pourquoi moi???
Je me sens perdu et si seule alors que j ai tout mon entourage pour m aider ainsi qu une psy mais rien ny fait la douleur ne me quitte pas.
Je n ai fais de mal a personne j ai toujours été une personne prete a tendre la main pour aider en retour d un simple sourire...Je n arrive pas a accepter que cela m arrive
Je n ai jamais eu aussi mal de toute ma vie...je pensais avoir assez souffert en étant plus jeune mais cette douleur la est trop forte...je voudrais tellement le serres contre mois entendre ses pleurs la nuit ses crises pour les biscuits au chocolat qui raffolait...
J aurais tellement souhaiter lui dira que je suis pres de lui et que je l aime tant,que je n ai jamais aimé aussi fort...
Il était magnifique et ses petites grimaces me manques...son premier ''maman'' son premier ''teme''
Je ne souhaite a personne de vivre ça tellement c'est éprouvant...en effet il faut aller de l avant mais c'est plus difficile a faire qu'a dire...
si quelqu'un veut me donner des conseils je les attend
merci angela
Vanessa (psychologue)
  • 4. Vanessa (psychologue) | 22/01/2013
Angela,

Votre douleur s'entend et se comprend. Le deuil est une expérience très douloureuse. C'est une bonne démarche de voir un psy. C'est important que vous puissiez avoir des espaces pour parler de vos souffrances, de vos émotions mais aussi de vos souvenirs. Vous nous en fait partager ici de très beaux. On imagine quel sentiment d'injustice ça doit être. N'hésitez pas à vous exprimer que ce soit sur le site, avec le psy ou avec vos proches, ceux qui peuvent entendre votre douleur. C'est ainsi que vous pourrez petit à petit aller de l'avant.
Bon courage Angela.

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