LE regard de l'autre

 

 

LE REGARD DE L'AUTRE FACE A LA MALADIE

 

 

 

 ETRE MALADE est une réalité décrite et expliquée par le corps médical,mais c'est avant tout

 

 une  expérience personnelle qui comporte des retentissement tant au niveau psychologique

 

 que social ou culturel pour celui qui en souffre,c'est aussi le moment peut être de

 

 comprendre ce que notre corps cherche à nous dire.

 

ALTERATION DE L'IMAGE CORPORELLE

 

 -ON ne se reconnaît plus physiquement, on a change,

 

 -ON s'inquiète de l'image que l'on renvoie dans nos relations affectives ou sociales,

 

 -ON se sent diminué,on est fatigué,

 

 -ON  doit faire face à un déséquilibre au quotidien,nos activités habituelles et simples nous demandent des efforts et plus de temps,

 

 -ON doit faire face à des humiliations et à la vulnérabilité,

 

 -ON dépend du regard des autres et on se demande de quoi on est encore maître?

 

 -On a peur de l'abandon,on craint d'être délaissé,moins aimé,de ne pas guérir,d'avoir des séquelles.

 

 

ON SE RETROUVE CONFRONTE A L'EXCLUSION OU LA MARGINALISATION. 

LE MONDE DES MALADES EST UN MONDE A PART DANS LEQUEL LES CRITERES HABITUELS 

 DE LA SOCIETE"COMME LA BEAUTE, LA RENTABILITE, L'EFFICACITE DEVIENNENT  

 

difficiles. 

 

 

 

 

 texte mis  sur le site avec l'autorisation de l'artiste, vous pouvez retrouver sa page sur facebook

http://www.facebook.com/?sk=messages&tid=439940960039#!/profile.php?id=100001632540861

voici un lien à découvrir:

http://www.vimeo.com/12694749

 

 

ASSOCATION lespetiteslumieres.com (association à découvrir ,voici le lien de magnifiques photos)

http://www.lespetiteslumieres.com/photos-il-est-toujours-temps.html

 

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Commentaires (8)

l'equipe
  • 1. l'equipe | 23/09/2010
témoignage reçu

je me permet de rajouter mon petit témoignage personnel par rapport au regard "des autres" : mon fils avait 5 ans quand il a été diagnostiqué hépatocarcinôme (cancer du foie), très vite, il a perdu ses cheveux (en plus du poids)...moi, je regardais ce crâne chauve avec Amour, limite avec fierté, y voyant le signe que je cotoyais un guerrier, un "little big man", je guêtai le regard des autres, prête à sortir mes griffes de tigresse pour défendre mon petit bonhomme... et puis un jour, dans la salle de jeu de l'hopital, je discutais avec une autre maman tout en le tenant à l'oeil. Il jouait avec une éducatrice à un de ces jeux de rôles sur pc. Il devait choisir son personnage, ses qualités, ses forces, ses faiblesses...l'éducatrice le voyant hésitant, lui a demandé à qui il voulait ressembler... sa réponse, aujourd'hui encore, me transperce le coeur : "aux autres enfants"... Lui et moi n'avions pas le même regard sur lui... je le voyais avec tout mon amour, il se voyait avec toute sa différence...
ALIN Jocelyne
  • 2. ALIN Jocelyne | 14/10/2010
Bonsoir,

J'ai également fait un blog commencé lors de l'annonce de mon cancer du sein fin 2008. Mes peurs, mes doutes, mes souffrances tant physiques que morales mais aussi mes sourires, mes rires car inscrite sur un forum de docti où j'ai appris bien plus qu'avec nos techniciens d'oncologues. Sur ce forum, toutes questions avaient d'emblée une réponse. J'ai même vu, lors de ma première FEC, malade à crever toute la nuit, une des fées habitaient en face de chez moi et c'est elle qui m'apporté les médicaments ad hoc.

Si cela t'intéresse, je te mets mon l'adresse

http://joycepatissier.blogspot.com

bisous
MARION
  • 3. MARION | 22/10/2010
bonjour merci de se partage ,je suis allée voir.l'ecriture fait du bien pour mettre sur papier nos maux et mots.
comment vas tu maintenant?
TENDREMENT MARION
il y a un espace temoignage ,je t'invite a repondre et a laisser l'adresse de ton blog au lien indique.
fabienne wind
  • 4. fabienne wind | 18/03/2011
J'ai eu peur de mon propre regard sur ma meilleure amie malade au début.Trés peur de lui faire mal....Beaucoup d'échanges au téléphone d'abord,elle habitait à l'autre bout de la France .Une trés jolie femme,élegante et féminine qui devait faire face a à un sacré changement de look à cause d'un cancer du pancreas: maigreur extréme et cheveux trop courts apres les avoir perdu.Un courage énorme,une battante, mais elle me confiait s'enfermer dans la salle de bains pour que son mari ne la voit pas comme ça!Et son chagrin d'avoir fait peur à sa propre mére,de voir ses enfants pleurer en la voyant.Elle me disait "je fais ce que je peux tu sais",et j'imaginais bien la souffrance morale que ce devait etre en plus de la souffrance physique ,de voir ainsi son corps s'abimer,d'avoir peur de faire peur et en plus de sentir peu à peu ses capacités physiques diminuer .
En allant la voir la premiére fois,j'avais peur de mon propre regard sur elle,peur d'etre mal à l'aise et de la blesser moi aussi.Je ne connaissais pas encore le cancer de prés ,ni la maladie grave mais elle avait besoin de mon amitié,de mon soutien et donc ,exit la peur!
Et je priais Dieu de m'aider à savoir la regarder sans lui faire mal.Elle a voulu travailler le plus lontemps possible et je suis allé l'aider (animer des stages de chant: il faut de l'énergie et du charisme:et elle y arrivait,incroyable!Malgré 20 kgs en moins et un air d'oiseau tombé du nid ) Un soir ,je la raccompagnait à sa chambre aprés le stage,et elle a crié ,choquée, en se voyant dans la glace:"j'avais oublié,je m'attends toujours à voir l'autre,celle que j'étais avant!.Et toi,tu me reconnais?"Alors on a parlé longtemps,franchement et en se regardant dans les yeux.je lui ai dit que je voyais les deux,en superposition,et c'était vrai:en la regardant je pensais toujours à la femme superbe qu'elle était et que donc elle était toujours malgré cette maladie qui la changeait provisoirement.Je sais qu'elle lisait dans mon regard la même admiration qu'avant,avec en plus une tendresse intensifiée par cette nouvelle fragilité.
Plus tard ,elle allait plus mal et je suis aller la voir à l'hopital.Elle était squeletique et sous perfusions.Je m'était préparée avant d'arriver,j'ai eu un choc ( pas montré) mais je l'ai regardée en face aprés l'avoir sérrée dans mes bras,et comme à chaque fois en regardant ses yeux je la retrouvait ,elle totalement,et la joie de la revoir effaçait mes craintes.Un regard franc ,plein d'amitié,d'amour ,ne peux pas blesser.Il faut juste, sous la maladie retrouver la personne,qui est cachée derriére .Elle voulait que je reste avec elle quand l'infirmiére passait:la premiere fois j'ai detourné les yeux,pour ne pas la voir nue,pour menager sa pudeur aussi bien que la mienne.Et elle m'a apostrophée :"regarde ça si c'est laid", en me décrivant son corps sans ménagement .Il y avait tant la colère,de douleur et d'angoisse dans sa voix,ça m'a glacée!Elle n'arrivait pas à accepter ce corps qu'elle ne reconnaissait plus et qu'elle cachait jusque là!Alors je me suis approchée et je l'ai regardée ,respectueusement et avec tendresse, pendant que l'infirmiére changeait les perfusions en silence.Elle était au bord des larmes et elle cherchait mon regard.Je sais maintenant qu'un regard peut apporter douceur et appaisement,et que c'est ce qu'il lui fallait à ce moment là:un autre regard,celui d'une soeur,pour partager,l'insupportable, pour la rassurer.Je lui ai dit qu'il n'y avait rien de laid,que c'était juste different d'avant, bizarre mais sûrement pas laid.Que je ne voulait pas qu'elle insulte son corps comme ça,qu'il se battait et avait besoin qu'on l'aime,et que moi je l'aimait tout autant comme ça,qu'avant! Que cette apparence était provisoire et qu'elle était toujours la même personne ,aussi belle,et que cette beauté transparaissait toujours.
A partir de là il n'y a plus eu de probléme de regard entre nous.Plus de géne non plus.(Heureusement car je suis revenue l'aider ensuite,à son domicile, jusqu'à la fin:elle disait que j'étais le prolongement d'elle même,sacré cadeau!)
Le regard ne fait pas mal si on regarde au travers du corps abimé la personne dans son integrité:on fini par voir son âme ,en transparence .Son mari (à qui elle a cessé de se cacher)y arrivait aussi:il l'a regardée jusqu'au bout avec admiration et amour.
D'ailleurs c'est vrai:en regardant vraiment on retrouve la beauté de la personne réfugiée dans quelques parties du corps:elle avait des mains magnifiques,des cheveux (repoussés)superbes,et toute sa beauté dans son sourire et ses yeux.A partir de là c'est facile.Pas besoin de tricher,juste etre vrai.
Il ne faut pas regarder avec curiosité ni avec pitié (j'en ai vu et c'est le pire),mais avec amour,avec beaucoup de respect pour ce corps souffrant .Mettre de l'espoir dans son regard:ne pas penser à la mort mais à la vie:elle est vivante à part entiere:penser à la vie.
Un regard posé franchement,avec respect et douceur,peut au lieu de faire mal aider la personne malade à accepter sa nouvelle image,à l'aprivoiser.On a besoin d'etre regardé...aimé..Comme le toucher d'ailleurs:une main posée,un massage, fait qu'on se sent accepté comme ça,aimé, et donc rassuré.
Je ne sais pas si tout le monde en est capable,certains d'entre nous ont trop peur de la maladie et montrent un regard si horrifié et apeuré qu'il font plus de mal que de bien.(j'en ai vu parmii ses visiteurs qui pourtant l'aimait beaucoup mais que la maladie et l'approche de la mort mettait trop mal à l'aise:elle le sentait,et je lisais sa tristesse de provoquer celà,alors elle preférait ne plus les voir...)
Cela demande une preparation,savoir voir au delà des apparences.se mettre à la place du malade (la compassion),peut etre une priére ou une disposition de coeur et d'esprit particuliere.
Voilà mon témoigage par rapport au regard,comment je l'ai vévu en tant que proche .
Amicalement
marionB
  • 5. marionB | 06/10/2011
tres beau temoignage fabienne ,merci du partage on vit tous plus ou moins le regard de l'autre.En tant que malade,en tant que famille ou ami chacun à eu sa place dans la vie de celui qui est partie.j'ai vecu cela aussi la peur de voir la souffrance dans le regard de l'autre,de le vori malade,triste me rendais malade j'ai eu bcp de mal a me deplacer.
Françoise-esther SAADOUN
  • 6. Françoise-esther SAADOUN | 06/10/2011
personnellement je n'ai pas eu trop le temps de m'apitoyer sur mon sort, il me fallait tenir le coup pour mes quatre orphelins de papa de 6 à 20 ans, et le dos tourné de nos "amis"- heureusement j'ai été soutenue par la famille-
marionb
  • 7. marionb | 26/12/2011
oui pas facile effectivement françoise cela n'a pas été simple pour vous tout le temps .ON ne peut jamais savoir la réaction des autres et comme vous le dites si bien votre famille etaient présente pour vous c l'essentiel.
mohamed
  • 8. mohamed | 30/05/2012
jai une fille de 12 ans cest ma fille unique jai peur de l'apres moi ,ELLE EST TRiSOMIQUE

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